La canne de Provence, nouvelle recrue dans nos forêts-jardins

La canne de Provence, nouvelle recrue dans nos forêts-jardins

De son joli nom latin, Arundo Donax, la canne de Provence, appelée aussi roseau de Fréjus ou grand roseau, est commune dans les fossés et bords de route du sud de la France. Elle est une lointaine cousine du bambou asiatique puisque qu’il s’agit d’une graminée géante (famille des poacées) pouvant atteindre les 5 mètres de haut. Elle se disperse également par rhizome et dans son milieu idéal, riche et humide il semblerait qu’elle trace vigoureusement comme la plupart des bambous. Dans un milieu plus sec son étalement est beaucoup moins vigoureux (en tout cas dans mon jardin calcaire). Ces massifs sont aussi moins denses et laissent filtrer plus de lumière. Bien qu’elle aime plus particulièrement les climats doux, les sols humides et riches, elle peut supporter d’autres types de terrain.

Les usages de la canne était nombreux : on les transformait en paniers, canisses, paillassons, couvertures pour cabanes, instruments de musique, quenouilles…La tige de la canne de Provence sert toujours à produire les hanches d’instruments comme le saxophone et la clarinette. Désormais, elle est aussi utilisé pour stabiliser les sols, notamment dans le bassin méditerranéen et pour son potentiel comme biocombustible.

Au jardin, comme le bambou, on pourra utiliser les cannes pour des tuteurs ou des rames pour les haricots. La canne creuse, est cependant moins solide et donc moins durable qu’un bambou. Broyée elle peut faire aussi un bon paillage pour les différentes cultures.

Elle se multiplie par rhizome et se bouture bien dans l’eau en fin d’été.

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