Le faux bourdon, mâle de l’abeille mellifère

Le faux bourdon, mâle de l’abeille mellifère

Les beaux jours s’invitent et les premiers éveils de l’entomofaune* sont observables. Les bourdonnements d’abeilles se font entendre, là où les fleurs précoces exhibent leurs couleurs et enivrent de leurs parfums.

Les faux bourdons, nom que l’on donne aux individus sexués mâles de l’abeille domestique (Apis Mellifera), font généralement leur apparition dès le mois mars, mais les hivers doux peuvent les faire sortir dès février.

Appartenant à l’ordre des hyménoptères, les abeilles mellifères sont divisées en trois castes : reine, ouvrière et faux bourdon. Contrairement aux reines et ouvrières qui naissent de la fécondation de leurs œufs, le faux bourdon est le produit d’un œuf non fécondé, fruit de la parthénogenèse arrhénotoque**, processus qui permet la naissance d’individus mâles lorsqu’une absence de fécondation des œufs s’observe. Dépourvu de dard, le faux bourdon est absolument inoffensif pour l’homme, son seul intérêt étant de transmettre ses gènes lors de la reproduction, avant de mourir peu après l’accouplement. Il ne participe d’ailleurs pas aux actions de butinage, sa langue étant trop courte pour accéder au nectar des fleurs. Facilement différenciable de l’ouvrière et de la reine, le faux bourdon s’identifie notamment grâce à ses deux yeux composés se joignant en haut de sa tête, là où les yeux de la reine et de l’ouvrière sont entièrement séparés par leur front.

Victimes des produits phytosanitaires au même titre que beaucoup d’autres animaux, les abeilles mellifères se portent comme représentantes des insectes par la médiatisation faite pour leurs pollinisations généralistes et leurs intérêts économiques, faisant d’elles un symbole de lutte dans nos démarches de conservation et de protection de l’environnement.

*entomofaune : désigne les insectes et les autres arthropodes (les araignées, les crustacés, les mille-pattes, les collemboles, etc.)

**parthénogenèse arrhénotoque : quand les œufs donnent naissance à des sujets mâles uniquement, on parle de parthénogenèse arrhénotoque. A des sujets femelles uniquement, on parle de parthénogenèse thélytoque ; enfin quand il peut en naître des individus des deux sexes, on dit que cette parthénogenèse est deutérotoque.

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