Atelier de sérigraphie végétale

Atelier de sérigraphie végétale

Il existe une autre voie que celle de la chimie pour imprimer sur papier, découvrez la sérigraphie végétale !

Sam Magliocco a partagé, le dimanche 20 juillet, sa pratique de la sérigraphie écologique, faite maison et 100% récup’ : aucun produit chimique, uniquement des feuilles cueillies au terrain de la forêt-jardin et un peu de maïzena ! Danub’ vous partage le matériel et les étapes pour réaliser cet atelier.

Matériel à préparer et/ou acheter :

  • maïzena ou agar-agar
  • une cuillère à soupe
  • une casserole
  • un fouet
  • feuillages
  • châssis en bois
  • tissu de type voilage (mailles extra fines)
  • une râcle (type raclette à encre) – 15cm de large minimum
  • papier épais pour le pochoir – format A4 idéal
  • papier entre 120-160g, sans grain, pour impression – format A3 idéal
  • fil et pince à linge pour séchage
  • scotch large

1- La préparation des encres

Pour cet atelier, Sam avait récolté les feuilles de 3 plantes :

  • l’ortie – couleur vert kaki
  • la ronce – couleur marron caramel
  • la rhubarbe – couleur jaune crème (très proche de la ronce)

Immergez les feuilles cueillies (environ 2 sachets kraft dans 50cl d’eau) dans une casserole d’eau bouillante, laissez cuire à feu moyen pendant 1h. Une fois la décoction finie, filtrez puis laissez chauffer l’eau colorée pour diminuer le niveau d’encre et ainsi, concentrer la couleur. 

Épaississez l’encre en ajoutant de la maïzena progressivement, et en toute petite quantité (1 cuillère à soupe à à la fois), tout en remuant l’ensemble, jusqu’à l’obtention d’un mélange type compote ou yaourt grec. À chaque fois que vous ajoutez une cuillerée de maïzena, le mélange blanchit. Remuez de façon homogène pour que le mélange reprenne des couleurs avant d’ajouter une autre cuillère à soupe. Cessez d’en ajouter lorsque les coups de fouet restent visibles dans la préparation. Faites refroidir l’encre avant utilisation. Le mélange n’est pas utilisable s’il est trop liquide. Vous pouvez renouveler l’opération à chaud si vous devez l’épaissir. À l’inverse, vous pouvez le liquéfier en y ajouter de l’eau à froid. Des grumeaux se formeront mais n’empêcheront pas l’utilisation de l’encre. 

Ces encres, selon les végétaux, peuvent se conserver 3-4 jours (pour l’ortie, vous pouvez ajouter quelques gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé pour limiter l’oxydation trop rapide).

Il est possible de modifier le Ph, et donc les couleurs, des préparations en ajoutant du bicarbonate ou du vinaigre. Faites vos propres expériences mais soyez prudents avec la chimie et avant de modifier toute la préparation, testez sur de petites quantités.

2- La préparation du pochoir

Choisissez un motif, dessinez-le puis découpez-le. Ici, Sam s’est inspiré des motifs des feuillages et autres graphismes naturels que proposent les plantes du Danub’. Le papier support du pochoir devra être épais afin de pouvoir réaliser une bonne dizaine de tirages, avant sa délitation par l’encre aqueuse. Toutefois, n’utilisez pas de carton car une épaisseur trop importante empêcherait l’encre d’épouser les contours de votre motif. La taille de votre pochoir dépend de la taille de la raclette à encre que vous aurez à disposition. 

3- Réalisation de l'écran d'impression

Agrafez un tissu de type voilage (le plus fin possible) sur un châssis en bois (les deux se trouvent en magasin de ressourcerie type Emmaüs). Scotchez l’ensemble des arrêtes du châssis au voilage, intérieur et extérieur, pour que l’encre ne passe pas par ces interstices. La taille de votre châssis peut être un A4 ou un A3, le plus grand étant le plus confortable.

Scotchez le pochoir sur le voile, face extérieure du châssis (comme si on installait une toile pour peindre). 

4- Réalisation du tirage

Installez le matériel sur une table. Disposez les différents pots d’encre, le châssis et votre papier à tirer. Disposez le papier à imprimer sous le châssis (le papier à imprimer doit être en contact avec le papier pochoir et non avec le tulle). Soulevez le châssis (aussi appelé écran) pour y déposer de l’encre. Il faut en déposer une belle quantité pour « nourrir l’écran », puis rassemblez l’ensemble de cette encre en haut de l’écran. Redéposez le châssis sur le papier à imprimer et faites glisser l’encre, à l’aide de la râcle, sur l’ensemble du pochoir pour que l’encre se dépose sur le papier d’impression en dessous. La raclette doit être tenue à plus de 75° et la main ne doit pas exercer une pression trop forte. Une fois la raclette arrivée en bas du châssis, la reposer sur la table et soulever le châssis pour récupérer votre impression. Vous pouvez la faire sécher sur un fil. 

Lavez vos différents outils à l’eau claire. 

L'atelier de sérigraphie végétale en photos

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